Samedi 5 février 20h30

Salle des fêtes de Langlade

Pour cette soirée, Jean Espinasse viendra vous présenter en première partie, une série de photos pour nous faire partager son voyage en vélo à travers la France, l’Europe du sud et la Turquie.

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Découvrez leur blog:

http://onaimenosvelos.com

 

En deuxième partie Evelyne Mothais, poursuivra le voyage et nous présentera l'action qu'elle mène au coté de l'association Néré au village de GOUMOGHO autour de l'agroforesterie.

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A l'issus de leur récit, il sera possible de discuter autour d'un verre et des gateaux.

 

Si vous voulez en savoir plus:

 

Extraits du carnet de bord de Jean :
   
Ce projet est né il y a quelques années de l’idée de parcourir du chemin à vélo.

Le vélo, c’est la bonne vitesse : pas trop vite (discuter, rencontrer, profiter des paysages) mais pas trop lent non plus (avec nos 50 kilomètres par jour comme objectif) !

Puis au gré des opportunités, le projet définitif est une traversée de l’Europe du sud, à deux, sur quatre mois! Nous voulons rallier Izmir, via Milan, Venise, Trieste, Dubrovnik, Pristina, Sofia et Istanbul.

En ITALIE, impossible de mourir de faim. Il existe sûrement d’autres dangers, mais celui-là est exclu. Et pour nous, c’est un détail qui a toute son importance!!

C’est décidé, à MILAN, j’achète un petit drapeau français, pour être encore plus identifiables car il est très plaisant de discutailler comme ça en tou

rnant des mollets.

Un autre monde s’ouvre à nous, avec les bouches de KOTOR en guise de bienvenue. Le pays est plus pauvre, plus sale. Quelques très belles bâtisses côtoient de grands immeubles désaffectés.


Quelques mètres plus loin, voilà que je le vois monter les marches d’escalier qui conduisent à la terrasse d’une maison bordant la route. « ils m’ont invité ! ». Une femme et deux hommes nous offrent une bière et des petits gâteaux.

Carnet de voyage au Burkina Faso d'Evelyne Mothais :

 

Enfin, je suis de retour en Afrique, au Pays des hommes intègres, et je descends de l'avion avec émotion en cette nuit du 1er janvier. Mon dernier voyage remonte à juillet 2006, déjà. J'avais séjourné une semaine pour faire avancer tout un éventail d'actions menées par l'association Néré au village de GOUMOGHO.

Je prends contact avec le maire de la commune de THIOU, M Issa Gandéma. Il nous raconte les évolutions du village de GOUMOGHO et nous échangeons sur les objectifs de notre séjour. Cette fois ci, je suis centrée sur le développement de l'agroforesterie, mais dans un rayon plus large autour de Koudougou.

L'agroforesterie, quezaco (non, ce n'est pas du mooré, mais du lozérien!)? J'aime bien la définition des québécois (!) qui nous indiquent que l'agroforesterie consiste à associer des arbres et des arbustes à des cultures ou à des élevages pour produire des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux.

Depuis une dizaine d'années, Néré finance l'achat de graines d'arbres fertilisants (Albizia chevalieri, Samanea saman...), leur mise en pépinière puis leur plantation sur les parcelles cultivées par des producteurs agricoles travaillant individuellement ou au sein de groupements. Ces arbres libèrent de l’azote dans le sol (nodules et micorisation), azote dont profitent le maraichage, les céréales, les vergers de fruitiers. Les paysans font des économies d’engrais, le sol est enrichi et protégé et le bois peut servir aussi bien à la cuisine qu’à la construction.

A Koudougou, nous retrouvons Claver et Arouna, qui ont fondé l'APAF Burkina (Association de Promotion de l'AgroForesterie) et nous convenons de notre programme :

  • réaliser un état des lieux de 10 champs plantés depuis 2006

  • prendre contact avec la FENAFERBE, l'Union des Femmes Rurales du Burkina, et leur présidente Colette Nana, pour programmer les plantations 2011 autour de KOUDOUGOU

  • améliorer le fonctionnement et les relations de nos 2 associations

  • chercher de nouveaux partenariats auprès des directeurs provinciaux de l'Environnement et de l'Agriculture

Nous partons sur les routes du Boulkiendé et du Sanguié en moto avec Claver, Arouna et Babeth dans les merveilleux paysages burkinabés mais aussi dans la poussière ocre soulevée par l'Harmattan, ce vent sec soufflant du Sahara vers les côtes du sud-ouest de l'Afrique... Vivent les petites pistes sans camion ni autres véhicules! La visite des champs, jardins et pépinières se révèle passionnante : périmètre irrigué de SAVILI, jardins familiaux de DOULOU, REO, SOURGOU et GOUNDI, exploitation du Centre de Promotion Rurale de GOUNDI, groupement féminin de BEEM KAGNONDO... Les producteurs nous font part de leurs préoccupations et de leurs besoins, nous consignons tous ces éléments dans des fiches techniques. Petit à petit, les principaux facteurs d'échec apparaissent clairement : défaut d'arrosage, inondation des pépinières, brûlage des parcelles (et des arbres), abroutissement par les animaux divagants, élagage mal adapté.

A GOUMOGHO, l'entretien avec Nabin me ravit, son jardin est devenu une oasis! En 5 ans les arbres ont beaucoup grandi (je suis surprise par cette vigueur végétale dans un climat aussi sec!); ils jouent pleinement leur rôle de fertilisants et de pourvoyeurs de bois pour la cuisine. Nous travaillons au bornage des parcelles pour le jardin collectif du groupement féminin TEGA WENDE. Les arbres fertilisants viennent d'être plantés et c'est une grande satisfaction de voir enfin se concrétiser ce projet auquel Néré travaille depuis 5 ans (voir aussi le récit de BABETH)!

 

Colette NANA fait bien les choses et nous échangeons sereinement avec une vingtaine de femmes de KOUDOUGOU pour définir le projet 2011. Claver explique et moi je calcule car les limites de notre petit budget sont de vraies réalités! Après le témoignage d'Edouard et Herman de GOUNDI et les traductions du gourounsi en mooré, plus quelques ajustements sur le nombre d'arbres, nous définissons un programme de plantations chez 10 femmes (individuelles et groupements) sur 14 hectares de maraichage et céréales donc 1 400 arbres pour un financement Néré de 231 000 FCFA (environ 355 €). Nous partageons le repas (j'aime trop le tô et le dolo!!) dans une ambiance des plus chaleureuses ...

 

Plus la place de raconter les réunions entre l'APAF et Néré, ni les rencontres avec les fonctionnaires provinciaux mais « il n'y a pas de problème, ça va aller », comme aiment à dire les Burkinabés!

 

 

Un regret (quand même, il en faut bien 1!) : l'échec de la restitution de nos activités au Conseil Villageois de Développement, structure issue de la communalisation du Burkina Faso et chargée de gérer les projets et relations sociales sur le village. Problèmes d'énergie, d'horaires, de motos gâtées... mais ce n'est que partie remise pour le prochain séjour...

 

 

 

 

 

 

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